Centro Studi e Documentazione Scout "Don Ugo De Lucchi"

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Testo originale

Texte de Maurice Ollier prononce au Conseil fédéral de Hohenstein des 15 et 16 novembre 1997 

Chers amis,Notre commissaire fédérale m'a demandé il y a quelques mois de préparer pour le conseil fédéral un témoignage sur les debuts de notre F.S.E. Cette réflexion sur notre passé est d'autant plus d'actualité que notre fondateur, Pierre GERAUD-KERAOD, vient de s'éteindre le 21 octobre dernier. De cette période qui s'étend a mon sens des années 1956 a 1966, il nous reste beaucoup de documents. Moi-même témoin de la vie du mouvement depuis 1959, je vais tenter d'y apporter quelques éclaircissements. Tout d'abord, lorsqu'on lit les différents écrits du mouvement, nous constatons que la date de naissance de notre mouvement est souvent imprécise: Michel MENU, dans sa lettre de juin 1990 pour soutenir notre candidature a l'Organisation Mondiale du Mouvement Scout (OMMS), indique que les Scouts d'Europe sont nés en Autriche en 1953. Certains documents font apparaître l'importance de la réunion de la Toussaint 1956 à Cologne au cours de laquelle notre insigne a été adopte. D'autres parlent de septembre 1958, date de création de l'association française, Pierre GERAUD-KERAOD parle de fondation statutaire intervenue à Paris en mars 1963. 

Enfin certains pensent que notre mouvement est issu d'une scission survenue en 1964 à l'interieur de l'association des Scouts de France du fait de la réforme Pionniers-Rangers. Tout d'abord, que s'est-il passé en 1953 ? Un jeune autrichien fonde à Vienne une association internationale dite "EUROPA-SCOUTS", Ce projet autrichien ne va pas deboucher. Les Europa-Scouts représentent actuellement quelques centaines de jeunes en Allemagne et en Autriche. Ce mouvement apparaît déjà, des cette époque, trop nostalgique de l'ancien empire austro-hongrois et le scoutisme pratiqué trop militarisé et sans racines. En fait les jeunes Viennois ne connaissent du scoutisme que ce qu'ils en ont vu dans les années 50 dans le cadre du scoutisme de l'armée américaine d'occupation. L'Équipe fédérale devait reprendre contact avec les Europa-Scouts en 1976 à Vienne pour constater que la FSE n'avait finalement rien de commun avec eux: un Iys anglo-saxon surchargé d'une flèche comme insigne, un uniforme et un cérémonial de type américain, un scoutisme "feodal" rassemblé autour du "chef scout"... 

Cette rencontre ne pouvait aboutir à aucun rapprochement. Nous pouvons dire avec assurance que les Guides et Scouts d'Europe ne sont en aucun cas les héritiers des Europa-scouts autrichiens. Il sera nécessaire de rectifier certaines affirmations que l'on trouve dans les carnets pour nos jeunes. L'idée d'un scoutisme européen fait son chemin en Allemagne en un temps où le tissu des associations de jeunesse et d'education populaire va se reconstituer après la guerre. A la Toussaint 1956, une cinquantaine de jeunes allemands se rencontrent à Cologne. Certains sont d'anciens Europa-Scouts déçus par une organisation trop monolithique ne tenant pas compte du fait national. Au bout de trois jours de débats, ils rédigent un texte comportant 10 articles. L'article 1er dit ceci dans la traduction française: "Il est fondé, sous le nom "FEDERATION DU SCOUTISME EUROPEEN", une association scoute internationale, composée de sections nationales et dont le but est de pratiquer le scoutisme de Baden-Powell dans le cadre de l'idée européenne et sur les bases chrétiennes que postule l'idée d'Europe unie" Suivent 8 articles que nous retrouvons à la base de nos statuts fédéraux actuels et un dixiéme qui dit: "Seul est admis désormais l'insigne officiel de la Federation: la croix de Malte rouge chargée d'une fleur de Iys". 

Je vous ferais remarquer que ce n'est pas un hasard si cet insigne a été choisi un jour de Toussaint, jour où les huit béatitudes sont proclamées solennellement chaque année à la face de la terre. De même, ce n'est pas un hasard si le weekend de la Toussaint a été choisi pendant près de trente ans pour les réunions du conseil fédéral. De même, ce n'est toujours pas un hasard si aujourd'hui nos branches aînées se réunissent en France a Vezelay et à Paray-le-Monial pour la Toussaint. Ensuite ces jeunes allemands se donnent rendez-vous pour un conseil fédéral l'année suivante à la Toussaint 1957. Là, un deuxiéme texte est rédigé appelé "Directoire religieux" qui développe l'articie 1 des statuts fédéraux adopté l'année précédente et fixe les régles de vie religieuse dans les unités. Beaucoup de phrases figurent mot pour mot dans notre Directoire religieux actuel: "L'organisme fondé sous le nom de FEDERATION DU SCOUTISME EUROPEEN reconnaît la pleine valeur de la foi chrétienne et pose l'ensemble de ses actes et de ses décisions suivant les régles de cette foi..."; "Le premier devoir des chefs est de favoriser la vie spirituelle de ceux qu'ils commandent, veillant à ce qu'ils assistent aux offices religieux selon les règles de chaque confession,,."; "Les chefs prendront garde à ce qu'aucun mélange intempestif ne se produise sous prétexte d'unité: chacun doit demeurer pleinement et totalement dans la fidélité à son Église, rendant ainsi un temoignage veritable et sincere de la foi qu'il professe," "Qu'il soit toujours témoigne un grand respect et une grande confiance vis à vis des ministres du culte. Que toute facilité leur soit donnée pour l'accomplissement de leur ministère au camp et dans les unités. 

Que garçons et filles soient encouragés à avoir recours à eux dans leurs difficultés spirituelles ou morales. Quand la chose est possible, il est bon que les troupes et les compagnies aient des aumôniers, mais ceux-ci ne peuvent remplir dans la Fédération que les fonctions de conseillers spirituels," J'attire votre attention sur le fait que ces lignes ont été écrites, bien avant le Concile Vatican II, par des jeunes qui n'étaient pas des professeurs de droit canonique ni des théologiens. Trente ans avant l'exhortation apostolique de Jean Paul II "Christifideles Laïci" du 30 decembre 1988, ils avaient déjà conscience de la place et du rôle des laïcs dans l'Église. Ils savaient que la légitimité de leur action provenait de leur état de baptisé et de citoyen ainsi que des familles qui leur confiaient les enfants. J'ajouterai l'article 7 de ce Directoire qui peut paraître à certains délirant mais qui éclairent nos premiers contacts actuels avec nos frères de l'orthodoxie dans l'ancienne Union soviétique et en Bulgarie. Je cite: "Si la Federation a pour but immédiat la création de liens étroits entre les jeunes européens, son but plus lointain mais aussi ardemment poursuivi tend à la réunion des Églises séparées depuis tant de siécles. Que de façon constante soit rappelé aux membres de la Fédération le scandale de la division des Chrétiens et la nécessité de travailler à l'unité du corps mystique de l'Église." Cependant ce directoire de 1957 admet la possibilité d'unités dites "ouvertes" quand elles groupent des jeunes de confessions différentes. Ce sera plus tard une source de difficulté, notamment avec la future association anglaise qui finira par être exclue. 

En fait les exigences du Directoire religieux étaient incompatibles avec l'idée même des groupes dits "ouverts", comme le montera plus tard la baisse de qualité du scoutisme pratiqué par ces groupes et leurs disparitions Pour comprendre mieux l'état d'esprit de ces jeunes de 1956 et 1957, je reprends un texte de présentation du mouvement datant de 1960: "... Des garçons et des filles se sont dit qu'il était impossible que l'on recommence tous les 20 ans à se dresser les uns contre les autres, et que des millions d'orphelins attendent leur tour de partir pour une nouvelle guerre... Face à des monceaux de cadavres poussés par des bulldozers, aux villes rasées, aux gosses brûlés par le napalm,... quelque chose en nous s'est dressé, criant: "Assez"... Nous nous sommes engagés de toutes nos forces dans cette bataille contre ceux qui veulent faire germer entre nous la méfiance et la haine... Avec seulement notre sourire et nos mains ouvertes, et le peu que nous possédons, un coeur d'être humain libre et loyal, nous sommes allés vers les autres, acceptant la même croix rouge chargée du Iys d'or .." "Reformés, orthodoxes, catholiques, nous avons voulu seulement nous souvenir que le Christ est mort pour tous. Nous avons voulu seulement voir dans l'autre le chrétien, l'homme que Dieu aime..." C'est le moment où ces jeunes auront l'audace d'ajouter le mot "Europe" dans la liste des fidélités qui figurent dans le texte de la promesse. Trente ans avant que l'Union européenne ne l'adopte comme drapeau, le pavillon aux douze étoiles d'or flottera sur tous les camps de la F.S.E. car les premiers guides et scouts d'Europe y verront avant tout un symbole chrétien. Plusieurs "Eurojam" sont organisés en vue d'harmoniser scoutisme et cérémonial. Les scouts et les guides de la région parisienne seraient bien étonnés d'apprendre que leur insigne de province est à l'origine l'insigne de l'Eurojam 1960 qui s'est déroulé à St Loup de Naud près de Paris. 

Cependart un bel insigne, un idéal élevé, le choix d'une pedagogie éprouvée, des beaux textes, la bonne volonté ne suffisent pas pour constituer un mouvement. Il faut du souffle, une dynamique, en un mot une âme. Ce sont Perig et Lizig GERAUD-KERAOD qui vont apporter ce souffle et ce dynamisme. C'est pourquoi nous pouvons dire qu'ils sont nos véritables fondateurs. D'une famille d'imprimeurs de Pontivy, Perig parle le breton. Dès la libération, dans le cadre de la mission catholique bretonne d'Ile de France et des groupes scouts "Bleimor", il participe avec sa femme à l'accueil des populations qui émigrent de Bretagne en région parisienne. "Bleimor" sera un des éléments actifs du renouveau de la musique et des traditions bretonnes en Bretagne dans les années 60 et 70. En rejoignant les Guides et Scouts d'Europe en 1962 Perig et Lizig pensent redonner ses racines au scoutisme catholique en Bretagne à un moment où l'Église en abandonnant le latin abandonne aussi la langue bretonne. Mais ils se rendront rapidement compte que la providence les appelle à une tâche encore plus grande car les problémes de la jeunesse bretonne sont aussi les problémes de la jeunesse française et européenne. C'est un couple marié ayant cinq enfants qui va débarquer au milieu d'une bande de jeunes célibataires pratiquant un scoutisme dont les sources se trouvaient plus dans les romans de la collection "Signes de piste" que dans les écrits de Lord BADEN-POWELL, du Père SEVIN ou de Michel MENU. En quelques mois Perig et Lizig mettent de l'ordre dans ce que nous allons appeler plus tard les textes fondamentaux. En mars 1963 et en accord avec l'association allemande et l'association belge née en 1960, certains points du Directoire religieux sont précisés en y intégrant en grande partie la charte du scoutisme catholique que le Saint-Siége venait de promulguer le 13 juin 1962. 

Certains points du cérémonial et de l'uniforme sont fixés définitivement. Les premiers camps-écoles sont mis en place, les camps de chefs de patrouille développés. Un effort est porté sur la qualité du journal "Scout d'Europe". Un travail de réflexion sur le scoutisme va être entrepris pour aboutir à la rédaction de la Charte des principes naturels et chrétiens du scoutisme européen. Contrairement à l'expérience "Raider" où Michel MENU fait appel à un encadrement plus âgé pour mettre en oeuvre des techniques plus audacieuses, Perig va plutôt favoriser la mise en place de maîtrises plus jeunes, développer les techniques simples, a la portée des chefs de patrouilles et exclure l'emploi des techniques coûteuses, grisantes et semeuses d'illusions. Perig va faire porter l'effort de formation sur l'acquisition par les jeunes d'un "style scout". "L'idéal, écrit-il, n'est pas qu'un garçon ressemble à une fille, une fille à un garçon, un vieillard à un garçonnet, un militaire à un joueur de pétanque, un scout à un blouson noir, un routier à un romanichel. Observe avec sincérité les autres comme toi-même: tu te sentiras effrayé du décalage qui existe presque toujours entre la grandeur que Dieu a voulu pour l'homme et l'état de vulgarité où les hommes sont tombés .. Il en est qui se réjouissent de cette déchéance. Ce sont ceux qui travaillent à tout avilir, à tout niveler, à standardiser les êtres et les choses pour les rendre interchangeables. Sur cette confusion des patries, des races, des genres et des sexes, ils rêvent de bâtir "l'avènement des masses", oubliant qu'on ne construit rien sur de la poussière... En littérature, comme sur le stade, le style, c'est ce qui classe, ce qui fait qu'entre mille, un être se reconnaît à des traits toujours les memes. Le style, c'est l'homme sa disparition marque la fin du lutteur ou du cavalier, du poète ou du musicien.... Le style scout est avant tout ce qui donne à notre vie un caractère propre, original, bien distinct du genre de vie de ceux qui nous entourent. On doit pouvoir compter sur le style d'un scout comme sur sa parole..." En 1965, les guides d'Europe en plein développement se décident, en accord avec la section scoute, à adopter la chemise bleu ciel au lieu de la chemise beige pour bien marquer par un signe visible l'existence des deux sections féminine et masculine dans le mouvement. Distinctes dans leur hiérarchie et leur structure pédagogique, la section masculine et la section féminine ne formeront qu'un seul mouvement commun aux filles et aux garçons dans sa gestion et son esprit.Pour harmoniser ce style scout, un grand jeu liturgique est organisé à Pâques 1966 au Mont-St-Michel. 

700 jeunes éclaireurs et guides y participent et vont pour la première fois traverser la mer à pied sec derrière les baussants. Le blanc et le noir du baussant, qui veut dire "beau signe", évoque notre baptême (le passage de la Mer Rouge), la libération de l'esclavage de la mort que le Christ par sa résurrection a vaincue pour toujours, le chemin vers la Jérusalem céleste, la cité de Dieu (le Mont illuminé dans la nuit), en quelques mots la Communion des saints. C'est exactement ce passage de l'obscurité à la lumière que les routiers à Vézelay vivent lorsque, apres le Kyrie des Gueux, trois routiers frappent avec violence les battants de la porte de la Basilique. Après maints essais, la porte de la basilique s'ouvre, le narthex et la nef sont tout illuminés. Nous sommes à la limite du noir et du blanc et nous entrons dans la cité de Dieu. C'est aussi ce qui se passe lorsque nous quittons une église après une messe et que nous sommes éblouis par la lumière du jour extérieur, car la cité de Dieu est aussi la cité des Hommes. Le 4 octobre 1966, la section "Europe" de l'OMMS décide, à l'unanimité des 18 associations présentes, la coéducation dans les mêmes unités. Cet événement, passé inaperçu pour la plupart, convainc les dirigeants de la F.S.E. de l'aspect inéluctable de l'évolution du scoutisme mondial. Il ne s'agit pas uniquement d'analyses pédagogiques divergentes mais bien de deux conceptions du monde qui s'affrontent. Jusqu'à présent le scoutisme avait été vu comme une méthode d'éducation à la fois personnaliste (éducation de personnalités bien typées) et communautaire (incarnation sociale des personnes ainsi formées). Réaliser un équilibre entre ces deux pôles, qui ne sont pas contradictoires mais générateurs de tensions, revient à pratiquer un scoutisme authentique. 

Désormais un glissement va s'effectuer au profit du pôle communautaire au détriment du pôle personnaliste. Action politique ou action éducative? Faut-il construire le navire, ou fournir l'équipage ? Perig et Lizig GERAUD-KERAOD veulent former, comme B.P., des citoyens utiles mais ils se rangent résolument dans le camp des personnalistes. Ce qu'ils veulent avant tout, c'est former des caractères. Les guides et scouts d'Europe sont un mouvement de formation initiale, complémentaire des familles et de l'école. Ils ne prétendent pas vouloir intervenir directement sur les structures sociales et ecclésiales. En fait tout se passe de 1956 à 1966 comme si la Providence avait voulu qu'au moment où le scoutisme catholique en Europe allait procéder à un "aggiornamento" qui allait le couper de ses origines, il existât un mouvement confessionnel pratiquant un scoutisme fidèle aux intuitions de BADEN-POWELL et des fondateurs de l'Office international des scouts catholiques. En fait pour Perig, la F.S.E. n'est que la continuation, après la parenthèse de la guerre et avec une ouverture plus oecuménique, de cet Office international, fondé entre les deux guerres par le français SEVIN, le belge CORBISIER et l'italien Di CARPEGNA. Cette amorce de scoutisme européen avait disparu face à la montée des régimes autoritaires et des dictatures dans l'Europe de l'avant-guerre qui, pour la plupart, interdisent le scoutisme ou le pervertissent gravement. La transformation du mouvement en trois ans est spectaculaire. 

Deux dessins de Pierre JOUBERT illustrent bien cette transformation. L'un dessiné en 1960 représente 3 adolescents debout sur une carte d'Europe et revêtus de la cotte de maille des chevaliers recouverte d'un vêtement blanc avec la croix ancrée sur le coeur. Ils sont graves et se regardent. On devine la tentation de construire un ordre scout replié sur lui-même et le passé. L'autre dessin date de 1967: On y voit un groupe de garçons et de filles en marche brandissant des baussants. Ils sont joyeux et ils regardent vers l'extérieur.Le style scout d'Europe est trouvé. Il est missionnaire. Il se répandra dans toute la France. Il est désormais une réponse à l'inquiétude des parents devant les dérives des scoutismes nationaux. Il franchira les Alpes à l'occasion de l'année sainte en 1975. L'observation attentive de nos routiers et guides aînées en service à Lourdes entraînera la renaissance de notre association allemande et la création de nos associations portugaise et espagnole. Cécile GHISLAIN le consolidera en Belgique. Enfin aprés la chute du mur de Berlin, à l'occasion du brassage des Jeunes de l'Ouest et de l'Est encouragé par le Pape Jean-Paul II a Saint Jacques de Compostelle, à Strasbourg et Czestochowa, c'est l'exemple de nos Jeunes routiers et guides aînées sous l'impulsion de Gildas DYEVRE, qui sera à l'origine de la création des nouvelles associations en Europe centrale. Alors trois ans avant le Jubilé de l'an 2000 aujourd'hui 15 novembre 1997, voions ce que dit le Seigneur à ses scouts et a ses guides par la bouche d'lsaïe: 

"N'aie pas peur, je prends en mains ta cause,je t'ai pris à mon service,je serai avec toi.De l'Est, où le soleil se lève,je fais venir tes enfants,et de l'Ouest, où il se couche,je rassemble les tiens.Voici ce que je déclare,moi le seigneur qui t'ai fait,qui t'ai formé dès avant ta naissanceet qui viens à ton aide:N'aie pas peur, toi mon serviteur,toi que j'ai choisi.Je vais répandre mon Espritsur tes enfants.Ils pousseront et grandirontcomme des roseaux dans l'eau,comme des peuplierssur le bord des ruisseaux.Agrandis la tente où tu vis,tends des toiles supplémentaires,ne regarde pas à la dépense.Allonge les cordes de ta tente,consolide les piquets,car tu vas t'agrandir de tous côtes.Moi, le seigneur, je parle franchement,ce que j'annonce est clair et net."

Traduzione in italiano

Testo di Maurice Ollier al Conseil fédéral di Hohenstein dei giorni 15 et 16 novembre 1997.

Cari amici,La nostra Commissaria Federale mi ha incaricato qualche mese fa di preparare per questo Consiglio Federale una testimanianza sugli inizi della nostra F.S.E.. Questa riflessione sul nostro passato è di attualità dato che Pierre GERAUD-KERAOD, le 21 ottobre ultimo. Di questo periodo che si stende tra gli anni 1956 e 1966 ci rimangono molti documenti. Io stesso, che ne sono stato testimone dal 1959, tenterò di darvi qualche chiarimento.Leggendo i diversi scritti del nostro Movimento constatiamo che le date di nascita sono spesso imprecise: Michel MENU, nella sua lettera del giugno 1990 per sostenere la nostra candidatura all'Organizzazione Mondiale del Movimento Scout (OMMS), dice che gli Scouts d'Europa sono nati in Austria nel 1953. Altri documenti fanno capire l'importanza di una riunione durante il fine settimana di Tutti i Santi del 1956 a Colonia nel corso della quale sono stati adottati i "segni" (Boussant e distintivo). Altri documenti parlano del settembre 1958, data della creazione dell'Associazione francese. Pierre GERAUD-KERAOD parla della fondazione statutaria avvenuta a Parigi nel marzo del 1963. 

Infine alcuni pensano che il nostro movimento sia sorto da una scissione all'interno degli Scouts de France dopo della riforma Pionniers-Rangers.Vediamo allora cosa c'è stato nel 1953.Un giovane austriaco fonda a Vienna un'associazione chiamata "EUROPA-SCOUTS ", questo progetto austriaco non decolla. Gli Europa-Scouts rappresentano attualmente qualche centinaio di giovani in Germania e in Austria. Questo movimento appariva già all'inizio troppo nostalgico del'antico Impero Austro-Ungarico e lo scoutismo praticato troppo militarista e senza radici. In effetti il giovane viennese non conosceva dello scoutismo che ciò che aveva osservato negli anni '50 dello scoutismo dell'armata americana d'occupazione.L' Équipe federale cercò di prendere contatti con gli Europa-Scouts nel 1976 a Vienna constatando che la FSE non vi aveva niente in comune: un giglio anglo-sassone caricato da una freccia come distintivo, un'uniforme ed un cerimoniale di tipo americano, uno scoutismo di tipo " feudale " raccolto attorno ad un "capo scout" … 

Questo incontro non poteva portare ad alcun avvicinamento. Possiamo dire con sicurezza che l'associazione Guides et Scouts d'Europe non hanno niente da spartire con gli Europa-scouts austriaci. Si renderà necessario apportare alcune modifiche alle affermazioni in proposito che si trovano nei manuali per i nostri giovani.L'idea di uno scoutismo europeo si è fatta strada in Germania nel tempo nel quale il tessuto delle associazioni giovanili e di educazione popolare si andava ricostituendo dopo la guerra. Nei giorni di Tutti i Santi del 1956 una cinquantina di giovani tedeschi si incontra a Colonia. Alcuni sono stati Europa-Scouts disillusi da una organizzazione troppo monolitica che non tiene conto delle particolarità nazionali. Nel giro di tre giorni di dibattiti redigono un testo di 10 articoli.Il 1° articolo recita, nella traduzione francese: " è fondata, con il nome di " FEDERAZIONE DELLO SCOUTISO EUROPEO ", un'associazione scout internazionale, composta di sezioni nazionali, con lo scopo di praticare lo scoutismo di Baden-Powell nel quadro dell'ideale europeo e sulla base crstiana che postula l'ideale dell'Europa unita.Seguono 8 articoli che ritroviamo alla base dei nostri attuali statuti federali ed un decimo che dice: "è ammesso quale unico distintivo della federazione: una croce di Malta rossa caricata di un giglio ".

Voglio sottolineare che non a caso questo distintivo sia stato scelto nel giorno di Tutti i Santi, giorno nel quale ogni anno sono proclamate su tutta la terra e solennemente le otto beatitudini. Ed è sempre non a caso se il weekend di tutti i Santi sia stato scelto come momento per la riunione del consiglio federale. È sempre nello stesso weekend di Tutti i Santi che le branche rosse francesi si riuniscono rispettivamente a Vezelay et à Paray-le-Monial.Questi giovani tedeschi si danno appuntamento per il weekend di Tutti i Santi 1957. In quell'occasione viene redatto il secondo testo, il " Direttorio religioso " che sviluppa il 1° articolo degli statuti federali adottati l'anno precedente e che fissa le regole della vita religiosa delle Unità.Molte di quelle frasi figurano parola per parola nel nostro attuale Direttorio religioso:" L'organizzazione fondata con il nome di Federazione dello Scoutismo Europeo riconosce il pieno valore della fede cristiana e pone l'assieme dei suoi atti e decisioni seguendo le regole di questa fede … " ;" I Capi campo dovranno ricordare sempre che il loro primo dovere è di favorire la vita spirituale di coloro dei quali hanno la responsabilità e di vegliare affinché essi partecipino agli uffici religiosi secondo le regole della loro confessione. … " ;" I Capi siano attenti a che non si produca nessuna mescolanza intempestiva con il pretesto dell'unità : ciascuno deve dimorare pienamente e totalmente nella fede della sua Chiesa, rendendo così testimonianza credibile e sincera della fede che professa " ;" Che testimonino sempre un grande rispetto ed una grande fedeltà ai ministri del culto. Che si faciliti in tutti i modi il compimento del loro ministero all'interno delle Unità. 

Che questi ragazzi e ragazze siano incoraggiati a fare ricorso a loro per le loro difficoltà spirituali e morali. Quando sarà possibile, è bene che i Riparti maschili o femminili abbiano un assistente spirituale, ma che questi non possano ricoprire all'interno della Federazione che la funzione di Assistente Spirituale. ".Faccio presente che queste lineee sono state scritte molto tempo prima del Concilio Vaticano II da giovani che non erano né professori di diritto canonico né teologi. Trentanni prima dell'Esortazione Apostolica di Giovanni Paolo II " Christifideles Laici " del 30 dicembre 1988, avevano già coscienza del ruolo dei laici nella Chiesa. Sapevano che la legittimità del loro operato proveniva dal loro stato di battezzati e di cittadini e dalle famiglie che loro affidavano i bambini.Cito l'art. 7 di questo Direttorio che può sembrare ad alcuni delirante ma che chiarifica i nostri primi contatti con i fratelli ortodossi nella vecchia Unione Sovietica e Bulgaria. Cito : " Se la Federazione ha per scopo immediato la creazione di legami tra i giovani europei, il suo scopo più remoto, ma ardentemente perseguito, è quello della riunificazione delle Chiese separate da tanti secoli. Deve essere impegno costante per i membri della Federazione il ricordare lo scandalo della divisione dei cristiani e la necessità di lavorare all'unità del Corpo Mistico della Chiesa. "Contemporaneamente questo Direttorio del 1957 ammette la possibilità dell'esistenza di Unità "aperte" quando queste comprendano giovani di differenti confessioni. Più avanti questo sarà occasione di difficoltà soprattutto con l'associazione inglese che finirà poi per essere esclusa dall'Unione. 

In effetti le esigenze del Direttorio saranno incompatibili con l'idea stessa di gruppi " aperti ", come dimostrerà il basso profilo educativo di questi gruppi e la loro sparizione.Per meglio comprendere lo stato d'animo di questi giovani del 1956 e del 1957, riprendo il testo della presentazione del movimento datata 1960 : " … Alcuni giovani ragazzi e giovani ragazze si sono detti che è impossibile che ogni 20 anni si ricominci da capo a schierarsi l'uno contro l'altro, che milioni di orfani aspettino il loro turno per una nuova guerra … Di fronte a monti di cadaveri spinti da bulldozers, paesi rasi al suolo, xxxxxx bruciati dal napalm, … qualcosa in noi si ribella gridando : " Basta " … Ci siamo impegnati con tutte le nostre forze in questa battaglia contro chi vuole far crescere in noi la sfiducia ed il malanimo … Con il solo nostro sorriso e le mani aperte, ed il poco che possediamo, con un cuore da esseri umani liberi e leali, noi ci incamminiamo verso gli altri, accettando la medesima croce rossa caricata del giglio d'oro … " " Riformati, ortodossi e cattolici, noi abbiamo solo voluto ricordarci che Cristo è morto per tutti. Noi vogliamo vedere negli altri solamente il cristiano, l'uomo che Dio ama … "È questo il momento in cui questi giovani hanno avuto l'audacia di aggiungere la parola "Europa" all'elenco delle fedeltà che figurano nel testo della promessa. Trent'anni prima che l'Unione europea l'adottasse come bandiera, lo stendardo azzurro con le dodici stelle sventolerà su tutti i campi della FSE perché le prime guide e i primi scouts d'Europa vi videro prima di tutto un simbolo cristiano. Molti Eurojam sono stati organizzati per armonizzare scoutismi e cerimoniali.Gli scouts e le guide della regione parigina saranno ben felici di sapere che il loro distintivo di provincia sarà all'origine dell'emblema (logo) dell'Eurojam 1960 che si svolgerà a St Loup de Naud nei dintorni di Parigi.

Una bella insegna, un ideale elevato, la sicurezza di una pedagogia sperimentata, la buona volontà non bastano per costituire un movimento. Ci vuole un respiro, un dinamismo ed un'anima. Questi sono Perig et Lizig GERAUD-KERAOD che apporteranno questo soffio e questo dinamismo. È per questo che noi possiamo dire che essi sono stati i veri fondatori.Proveniente da una famiglia di tipografi di Pontivy, Perig parla il bretone. Dopo la liberazione, nel quadro della missione cattolica bretone nell'Ile de France e dei gruppi scouts "Bleimor", partecipa con sua moglie all'accoglienza della popolazione che emigra dalla Bretagna verso la regione parigina. "Bleimor" sarà uno dei movimenti attivi del rinnovamento della musica e delle tradizioni bretoni in Bretagna negli anni '60 e '70. Aderendo a Guides et Scouts d'Europe nel 1962 Perig e Lizig pensano di ritornare alle radici dello scoutismo cattolico in Bretagna nel momento in cui la Chiesa abbandonando il latino abbandona anche la lingua bretone. Ma si renderanno rapidamente conto che la Provvidenza li chiama ad un impegno ancor più grande perché i problemi delle gioventù bretone sono anche i problemi della gioventù francese e di quella europea.È una coppia maritata, che ha cinque figli quella che sbarca in mezzo ad una banda di giovani celibatari che pratica uno scoutismo che trova la sua ispirazione più nei romanzi della collezione "Signes de piste" che negli scritti di Lord BADEN-POWELL, di Padre SEVIN o di Michel MENU. In qualche modo Perig et Lizig mettono ordine fra quello che più tardi chiameremo i " testi fondamentali ". Nel marzo 1963 ed in accordo con l'Associazione Tedesca e quella belga, sorta nel 1960, alcuni punti del Direttorio Religioso saranno precisati integrando in gran parte con la Carta dello Scoutismo Cattolico che la Santa Sede promulgava il 13 giugno 1962. 

Alcuni punti del cerimoniale e dell'uniforme sono fissati definitivamente. I primi campi scuola sono attuati, i campi per capi Riparto sviluppati. Viene fatto uno sforzo notevole per migliorare la rivista "Scout d'Europe". Un lavoro di riflessione sullo scoutismo è intrappreso per arrivare a definire la "carta dei principi naturali e cristiani dello scoutismo europeo."Contrariamente all'esperineza "Raider" nella quale Michel MENU impega capi anziani per attuare tecniche più audaci, Perig favorisce pittosto capi più giovani, che usano tecniche di Squadriglia ed esclude l'impiego di tecniche costose e baluginanti portatrici di illusioni.Perig sposta lo sforzo di formazione verso lo " stile scout ". " L'ideale - scrive - non è che un ragazzo assomigli ad una ragazza, un vecchio ad un giovinetto, un militare ad un giocatore di , uno scout ad un bluson noir, un rover ad un pellegrino. Giudica gli altri come te stesso: ti sentirai rincuorato dal decalogo che esiste da sempre nell'animo nella grandezza che Dio ha voluto per l'uomo e lo stato di volgarità nel quale è caduto a causa del peccato … Questi sono coloro che lavorano per avvilire tutto, per livellare tutto, a standardizzare gli esseri e le cose per renderle intercambiabili. In questa confusione di patrie, di razze, di generi e di sessi, questi uomini lavorano per "l'avvento delle masse", dimenticando che non si costruisce nulla sulla polvere … Nella letteratura come nello stadio è lo stile che differenzia, è quello che fa si che fra mille si riconosca dal tratto. Lo stile è l'uomo, la sua sparizione determina la sparizione del lottatore o del cavaliere, del poeta o del musicista … Lo stile scout è quello che prima di tutto da alla nostra vita un carattere suo proprio, originale, distinto dal genere di vita di quelli che ci attorniano. Si deve poter contare sullo stile di uno scout come alla sua parola …"Nel 1965, le guides d'Europe in piena crescita si decidono, in accordo con la sezione maschile, ad adottare il camiciotto azzurro al posto della camicia beige per ben differenziare con un segno visibile l'esistenza delle due sezioni femminile e maschile nel movimento. Distinte nelle loro gerarchie e nelle loro strutture pedagogiche, le due sezioni, maschile e femminile, formeranno un solo movimento comune a ragazzi e ragazze nelle sua gestione e nel suo spirito.Per armonizzare questo stile scout, viene organizzato un grande gioco liturgico per la Pasqua 1966 a Mont-St-Michel. 



700 tra esploratori e guide vi partecipano e attraversano il mare a piedi asciutti dietro ai baussants. Il bianco ed il nero del baussant, che vuol dire " bel segno ", ricorda (evoca) il nostro battesimo (il passaggio del Mar Rosso), la liberazione dalla schiavitù della morte che Cristo con la sua resurrezione ha vinto per sempre, la città di Dio (il Monte illuminato nella notte), quasi una " comunione dei Santi ".È esattamente questo passaggio dal buio alla luce che i rover a Vézelay vivono allorquando, dopo il Kyrie di Gueux, tre rover percuotono con violenza i battenti della porta della basilica. La porta della basilica si apre, il nartece e la navata sono illuminati. Siamo ai limiti tra il nero ed il bianco ed entriamo nella città di Dio. È così che ci sentiamo quando lasciamo una chiesa alla fine della Messa e siamo abbacinati dalla luce esterna dal giorno, perché la Città di Dio è anche la città degli uomini.Il 4 ottobre 1966, la sezione "Europa " dell'OMMS decide all'unanimità delle 18 associazioni presenti, la "coeducazione" nelle stesse unità. Questo avvenimento che passa inosservato alla maggioranza convince i dirigenti della FSE dell'ineluttabilità dell'evoluzione dello scoutismo mondiale. Non si tratta di analizzare pedagogie divergenti ma di due concezioni del mondo che si affrontano. Fino a questo momento lo scoutismo è stato visto come un metodo educativo alla fede personale (indirizzato all'educazione della parsonalità ben caratterizzata) e alla comunità (incarnazione sociale delle persone così formate). Realizzare un equilibrio fra questi due poli, che non sono contradditori ma generatori di tensioni, porta a praticare uno scoutismo autentico. 

Ormai si instaura uno scivolamento verso il " polo comunitario " a detrimento del " polo personalità ". Azione politica o azione educativa ? C'è da costruire una nave o da fornire l'equipaggio ? Perig et Lizig GERAUD-KERAOD vogliono formare, come B.P., dei cittadini utili ma schierandosi decisamente nel campo della formazione delle personalità. È questo che vogliono soprattutto, formare caratteri. Le guide e gli Scout d'Europa sono un movimento di formazione di base, complementare alle famiglie e alla scuola. Non pretende affatto di intervenire direttamente sulle strutture sociali ed ecclesiastiche.In effetti tutto questo avviene tra il 1956 ed il 1966 come se la Provvidenza abbia voluto che ad un certo momento nel quale lo scoutismo procedeva ad un " aggiornamento " che rinunciava alle sue origini, esistesse un movimento confessionale che praticava uno scoutismo fedele alle intuizioni di BADEN-POWELL e dei fondatori dell'ufficio internazionale delo scoutismo cattolico. In effetti per Perig la FSE non è che la continuazione, dopo della parentesi della guerra e con l'apertura ecumenica, di questo Ufficio Internazionale fondato rta le due guerre dalfrancese Padre Sevin, il belga Corbisier e l'italiano Di Carpagna.Questa parte dello scoutismo europeo era sparito di fronte alla merea montante dei regimi autoritari e delle dittature nell'Europa prima della seconda guerra mondiale, interdicendo lo scoutismo o deviandolo gravemente.La trasformazione del movimento in tre anni è stata spettacolare. 

Due disegni di Pierre JOUBERT illustano molto bene questa trasformazione. Il primo disegno del 1960 rappresenta tre adolescenti su una carta d'Europa,, rivestiti di una cotta di maglia da cavalieri coperta da una sopravveste bianca con la croce a otto punte sul cuore. Sono con un'aspetto grave e si stanno guardando a vicenda. Suggeriscono la tentazione di costruire un ordine scout ripiegato su se stesso. L'altro disegno è del 1967 : si vede un gruppo di ragazze e ragazzi in marcia brandendo i boussants : sono gioiosi e guardano in avanti.Lo stile scout è trovato. È missionario. Si espanderà in tutta la Francia. È una risposta alle inquietudini dei genitori di fronte alla deriva degli scoutismi nazionali. Passerà le Alpi in occasione dell'Anno Santo del 1975. L'osservazione attenta del comportamento dei nostri rover e scolte in servizio a Lourdes aiuterà la rinascita della nostra Associazione tedesca e la creazione delle associazioni portoghese e spagnola. Cécile GHISLAIN la consoliderà un Belgio. Infine, dopo la caduta del muro di Berlino, con l'abbraccio tra ragazzi dell'est con l'ovest, incoraggiati dal Papa Giovanni Paolo II a Saint Jacques de Compostelle, a Strasbourg e Czestochowa è l'esempio dei nostri rover e scolte, sotto l'impulso di Gildas DYEVRE, che sarà all'origine della creazione di nuove associazioni in Europa centrale.Allora, tre anni prima dell'Anno Santo 2000, oggi 15 novembre 1997, vediamo cosa dice il Signore ai suoi scouts e guide attraverso la bocca di Isaia :

1 Ora ascolta, Giacobbe mio servo,Israele da me eletto.
2 Così dice il Signore che ti ha fatto,che ti ha formato dal seno materno e ti aiuta:"Non temere, Giacobbe mio servo,Iesurùn da me eletto, 3 poiché io farò scorrere acqua sul suolo assetato,torrenti sul terreno arido.Spanderò il mio spirito sulla tua discendenza,la mia benedizione sui tuoi posteri;4 cresceranno come erba in mezzo all'acqua,come salici lungo acque correnti.(Is 44, 1-4 )2Allarga lo spazio della tua tenda,stendi i teli della tua dimora senza risparmio,allunga le cordicelle, rinforza i tuoi paletti,3poiché ti allargherai a destra e a sinistrae la tua discendenza entrerà in possesso delle nazioni,popolerà le città un tempo deserte.(Is 54,2-3)Sono io, io solo, il primoe anche l'ultimo.13Sì, la mia mano ha posto le fondamenta della terra,la mia destra ha disteso i cieli.(Is 48, 12-13)

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